Premier mois de la municipalité

LA REPONSE EST NON.

Déjà un mois depuis le début de la troisième mandature de P.M, élu de la liste « Continuons ensemble Pélissanne ». On ne peut lui retirer de se montrer fidèle à ce slogan-programme.
Dès le 29 mars, lors de la mise en lace du conseil municipal à la salle Malacrida, le ton était donné. En effet, les deux chefs des liste d’opposition ont demandé à P.M. de leur « prêter » le micro pour remercier leurs électeurs présents et la réponse fut brève : « Non ».

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RENDEZ VOUS ANNULE POUR CAUSE DE RECOURS.

Puis vint la première réunion du conseil municipal, le 10 avril. Les deux chefs des listes d’opposition, ont demandé à être reçus par le maire, en leur qualité d’élus. Là encore la réponse fut négative, mais motivée cette fois : monsieur le maire était très occupé avec son avocat, car il devait préparer sa défense contre le recours en annulation de l’élection du 23 mars.
Car Francis Granzotto et Brice Le Roux ont dès le lundi 24 mars engagé un recours, avec l’aide de l’avocat d’ANTICOR, devant les multiples et flagrantes irrégularités que le candidat Pascal Montécot, fort de son « expérience », s’était autorisé pendant la campagne électorale. Bien sûr le maire élu au premier tour ne s’en est pas vanté dans la presse locale, son esprit de transparence n’allant pas jusque là.

Revenons-en à cette soirée du 10 avril, pour constater l’absence du premier magistrat, occupé d’après son premier adjoint à défendre Pélissanne en conseil intercommunautaire de l’Agglopole. En début de programme, l’installation des commissions et des représentants de la commune à diverses instances. Et là, force est de constater que P.M avait oublié sa réponse au questionnaire de « la Provence » :
– « Quel sera votre premier geste si vous êtes élu ? »
– « Je convoquerai les chefs des listes d’opposition pour un échange sur la participation aux commissions »

100% N’EST PAS ASSEZ.

Les listes des candidats de la majorité étaient strictement conformes au code général des collectivités locales, soit la proportionnelle, ce qui réduisait à un membre de l’opposition contre quatre de la majorité, sans compter le maire président d’office, la composition de ces commissions : finances et urbanisme. Cependant, le premier adjoint, président de séance a ouvert la porte à un début timide de pluralisme, en ouvrant le vote à des postes de suppléant, y compris pour l’opposition.

Suivait la liste des délégations demandées par le maire à ses conseillers et là encore le maire est dans la stricte continuité de ses deux mandats précédents, en se faisant accorder TOUT ce que la loi permet, y compris la délégation de signature pour des montants de 207 000 Euros pour l’achat de services et 5 186 000  Euros pour des marchés de travaux. Vous avez bien lu : ce chiffre, manifestement prévu comme une limite unique au plan national et valable pour Lyon ou Marseille, équivaut à la moitié du budget annuel d’investissement de la commune ! Mais là, il faut se souvenir d’une autre réponse de P.M au questionnaire de « la Provence » : Avec quelle ville souhaiteriez-vous organiser un jumelage ? Sans se démonter, avec le sens de la modestie qui le caractérise, notre magistrat avait alors répondu : « Florence ». Quand on s’appelle P.M, on ne peut que voir les choses en grand !

Et c’est, le 23 avril, la deuxième réunion du conseil municipal, présidée cette fois par le premier magistrat. D’emblée, pour l’approbation du procès-verbal de la réunion du 10 avril,  Brice Le Roux lui fait part de son étonnement au constat que les suppléants élus le 10 avril ne figurent plus sur le procès-verbal de la première réunion. C’est que Pascal Montécot a bien vite rectifié cette bourde de son premier adjoint : « Il n’y a pas besoin de suppléant dans une commission de six membres ». De même, lorsque Brice Le Roux lui fait remarquer que les échanges avec les conseillers, en particulier avec l’opposition, ne sont pas retranscrits, Pascal Montécot répond que l’on a procédé « comme d’habitude ». Circulez, il n’y a rien à voir ! On ne va tout de même pas changer un système autocratique qui lui a permis une troisième élection. D’ailleurs ce sera formalisé dans le règlement intérieur du conseil municipal qui sera soumis au vote le 25 mai prochain, lors de sa troisième réunion.

Suivra une longue liste d’attendus énumérés par l’adjoint à la jeunesse, pour justifier une décision du conseil municipal hors du sens commun : car, contrairement à la loi, Montécot demande aux membres du conseil rien moins que de « procéder au report de la date d’application de la réforme des rythmes scolaires en septembre 2015 ». Aux conseillers d’opposition qui lui demandent de rectifier la rédaction, le maire répond que : « c’est la même chose » que d’autres délibérations où les conseillers d’autres communes autorisent leur maire à « demander aux instances étatiques l’autorisation de surseoir à la date légale de septembre 2014 ». On est obligé de constater soit que notre maire ne sait pas parler français, soit qu’il s’assoit sur la loi, puisque le décret d’application en a été voté par l’assemblée nationale en janvier dernier. A propos de cette délibération les questions de Francis Granzotto sur le coût de l’application en septembre 2014 pour Pélissanne, le maire n’a pas répondu, laissant entendre que le dossier « préparé avec soin » par son équipe n’était pas complet.

LES RYTHMES SCOLAIRES.

Revenons sur la réforme des rythmes scolaires, qui prévoit une demi-journée supplémentaire de classe pour l’école élémentaire et l’instauration d’activités périscolaires pour les élèves après la classe de l’après-midi. Sur sept écoles que compte la commune, six souhaitaient, pour l’application de la réforme, que la pause méridienne soit réduite pour permettre une reprise des cours à 13h30 au lieu de 14h00. De la sorte, une sortie de classe à 15h30 aurait pu être suivie d’un transfert des élèves vers les locaux adaptés  et une fin de journée à 16h30, après trois quarts d’heure d’activités périscolaires. L’adjoint à la jeunesse a pourtant expliqué que l’organisation  prévue par l’équipe municipale, après concertation avec les directeurs (trices) d’école, conservait la pause méridienne avec une rentrée à 14h00, ce qu’a confirmé le maire, parlant de moyenne des souhaits de ces mêmes directeurs (trices). Va comprendre, Charles ! là encore on peut douter de la capacité à comprendre l’arithmétique de notre maire, ce qui fait beaucoup après ses difficultés en français. Et alors que P.M en séance annonçait que tous les maires de l’agglopole avaient voté en faveur d’une motion demandant à reporter l’application de cette réforme, le Régional nous apprend que le député maire de Velaux s’est abstenu. Encore une approximation, et de taille !

ON CONTINUE COMME AVANT ….

Donc, en résumé, pas de souci, le maire et la majorité municipale continuent comme pendant les deux mandats précédents, à tenir pour quantité méprisable et négligeable les 47 % de votants qui n’ont pas voté pour lui. C’est ce que l’on appelle la démocratie locale.

Jean-Gérard CHEVASSU.

N.B. : Les intertitres sont de la rédaction.

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