Pélissanne. Quatrième partie : le Pélissanne d’aujourd’hui se met en place

Le vingtième siècle

Les travaux de la voie du chemin de fer qui relie Arles à Salon puis Aix débutent en 1898. Dès 1902, la voie est inaugurée et des convois de marchandises y passent jusqu’à Lambesc.

La voie est terminée en 1906 et désormais ce moyen de transport public, avec trois départs journaliers vers Aix et Salon, permet aux Pélissannais de rejoindre leur famille plus vite et plus confortablement qu’en diligence, alors que l’automobile pénètre à peine la Provence.

En 1905, un riche citoyen Pélissannais laisse en legs à la commune une somme d’argent destinée à la réalisation d’une place face au parvis de l’église et 6 platanes y sont plantés. Cette place porte encore le nom de son généreux donateur : Eric Croux.

Pélissanne subit le tremblement de terre du 11 juin 1909.

Ce séisme meurtrier, de magnitude 6,2 sur l’échelle de Richter, détruit également une partie importante des villes d’Aureille, de Salon-de-Provence, La Barben, Vernègues, Lambesc, Saint-Cannat et Rognes (épicentre), toutes situées dans les Bouches-du-Rhône de part et d’autre de la chaîne des Costes. C’est le tremblement de terre de magnitude la plus élevée enregistré à ce jour en France métropolitaine. Souvenons-nous qu’à cette époque les assurances publiques ou privées ne couvraient pas les dégâts causés par ces catastrophes : soudain des familles sans toit sont ruinées et les finances de la commune sont mises à mal.

Pélissanne subit alors un petit exode et sa population tombe à 1583 habitants en 1911. Le clocher, lui aussi victime du tremblement de terre, est reconstruit en 1913.

Les années 1920 voient la création du groupe folklorique « Le Pélican », destiné à faire vivre et perpétuer les danses provençales accompagnées par les joueurs de tambourin et galoubet. A noter que les dames portaient toutes la coiffe arlésienne, respectant ainsi la tradition historique du rattachement de Pélissanne à ses suzerains arlésiens ou de Montmajour.

Le trafic ferroviaire de voyageurs, qui n’est plus rentable, avec le développement des moyens automobiles, est arrêté en 1938. Le trafic de marchandises durera jusqu’au milieu des années 1950.

En 1961, la municipalité de Pélissanne acquiert la Gare et une partie des voies, à l’intérieur de l’agglomération (la draisine), le reste des voies demaurant propriété du Conseil Général des Bouches-du-Rhône (chemin Saiont-Joseph). Le groupe d’écoles Frédéric Mistral est bâti sur l’emplacement du dépôt de marchandises. C’est également l’époque où Pélissanne accueille un certain nombre de rapatriés d’Algérie, qui viennent grossir sa population dans la décennie 1963-1973, certains y faisant bâtir leur maison.

La maison commune acquise par les consuls en 1682 remplit sa fonction jusqu’en 1966. La demeure de Pélissannais illustres, la famille Roux, sur la place qui porte leur nom (Roux de Brignoles) devient le nouvel Hôtel de ville. L’ancien hôtel de ville, lui, est devenu en 1984 le musée archéologique de la cité, où sont exposés une grande partie des objets et vestiges trouvés lors de campagnes de fouilles. Toutes ces fouilles ont été organisées par Monsieur Jean Proust avec l’administration des monuments historiques, et conduites par lui-même, essentiellement sur le site de Saint Laurent de Cabardel, avec la participation notable de ses élèves des classes primaires ou de ses anciens élèves devenus collégiens ou lycéens.

Les soixante siècles d’histoire de Pélissanne vous y attendent, dès sa réouverture, qui dépend du maire….

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