Conseil Municipal du 24 juin : Enfumage, gloire et gloriole, perte de la maîtrise du foncier…

 

beffroi et cloher alignés et Caronte

Le 24 juin dernier a eu lieu le conseil municipal.

Enfumage…..

Dans le récapitulatif des décisions prises depuis le 9 avril,  le maire ne peut s’empêcher de vanter cette somme de travail : 130 décisions et signatures ! Parlons-en : 64 conventions de prestations ou d’occupation de l’espace public pour « Transhumance et Floralies » ; 16 contrats d’engagement pour « Dévore Livres 2015 ; une vingtaine de contrats pour les fêtes de l’été… Il s’agit plus d’un risque de fatigue du poignet que de fatigue cérébrale.

La première délibération est la présentation du projet de la nouvelle médiathèque, dans la maison Maureau et son parc. Coût annoncé : 3 900 000 Euros, dont 2 778 070 Euros de subventions attendues. En fait, la certitude ne concerne que le conseil départemental et la direction régionale de l’action culturelle (DRAC), soit 2 526 012 Euros. Interrogé sur le coût de fonctionnement de ce futur centre, le maire botte en touche et répond qu’au besoin « on fera des économies ailleurs ! » Une fois de plus, la commune investit un peu au hasard, ce qui n’est pas la marque d’une bonne gestion.

La délibération n° 5 concerne une convention de partenariat « Label génération » avec Néolia, pour les logements sociaux à la Petite Brûlière réservés au seniors, soit 9 en tout réservés à des Pélissannais. A propos d’une question sur la fiabilité d’une telle convention, et le précédent malheureux du RAM promis par le promoteur de la Cour des Lices, le maire nous apprend que c’est la faute des recours contre l’Intermarché : cherchez le lien…

Gloire et glorioles…..

Les délibérations 11 à 19 concernaient le budget 2015, partie principale (commune) et annexe (zone d’activités économiques). Le compte administratif 2014 peut enfin être voté, après avoir été approuvé par le centre fiscal de Salon. Avec des trémolos dans la voix, le maire a publiquement remercié les services de la commune, dont les efforts ont permis un excédent du budget de fonctionnement de 1 563 000 Euros et s’est en quelque sorte félicité d’avoir investi plus que prévu pour un déficit de 1 262 000 Euros.
Qui va croire à cette mascarade, qui n’est qu’une manœuvre comptable ?

En effet, un excédent de 15 % sur un budget qui ne contient que des frais fixes ne peut être dû qu’à une surestimation grossière du budget initial, destinée à faire apparaître le maire comme un homme qui sait faire des économies, pour mieux investir.

La délibération n° 18 nous apprend que le notaire de la commune, en situation de monopole, a fait perdre 35 000 Euros à la commune sur les ventes des premiers lots de la zone d’activité, suite à une mauvaise prise en compte de la TVA sur marge. Il faudrait lui dire que la formation continue est aussi faite pour les notaires !

La délibération n° 20 est relative à la demande d’une subvention de 1550 Euros à l’Agglopole pour les frais de « Lire Ensemble 2015». Rappelons ici que les frais engagés par la commune pour la manifestation « Dévore livres » ont fait l’objet de décisions du maire pour la somme de 18 160 Euros.

Perte de la maîtrise du foncier.

La délibération n° 24 portait sur la « délibération annuelle relative au stock foncier détenu par l’EPF PACA sur la commune de Pélissanne. En fait de délibération annuelle, 2015 est la première année où le conseil municipal a le droit de connaître ce stock. Et l’on apprend que ce stock comprend les terrains de l’Enclos Peller de part et d’autre de la maison et de l’allée de platanes  (pour 1080 000 Euros) et une parcelle aux Cassades, qui a été achetée 480 000 Euros en octobre 2013. Cette parcelle AT 480, de 3 500 m2, est située en zone 2AU du PLU, inconstructible à moins d’une révision ou d’une modification du PLU. Le conseil municipal n’avait pas été informé en son temps de cet achat, qui laisse rêveur, à 137 Euros/m2. S’agit-il de la part de l’Etat, d’un placement à très long terme ? Le vendeur a dû en tout cas se frotter les mains !

Faites ce que je vous dis etc…..

La délibération n° 28 a trait au règlement intérieur du service éducation Jeunesse. De quoi s’agit-il ? Certaines familles ne paient pas la cantine, par exemple, ou la garderie après l’école. Elles continuent néanmoins d’inscrire leurs enfants à ces prestations, comme si de rien n’était. Eh bien, notre maire, lui, s’est accoutumé aux audiences devant le tribunal administratif et la cour administrative d’appel, aux frais de la commune et chaque année voit son lot de procès perdus par la commune qui doit payer, non seulement les frais d’avocat, mais aussi les dommages et intérêts aux Pélissannais qui posent des recours contre des décisions irrégulières du maire.

Une médaille à qui pourra interpréter la réponse …

Mais le maire a gardé le meilleur pour la fin :

Question orale n° 4 (Pélissanne Autrement) :

« Lors de l’achat par l’EPF PACA de l’enclos Peller à la liquidation de l’héritage en 2006, il avait été annoncé dans la presse en avril 2007 la constitution d’un comité de pilotage destiné à étudier le devenir de cette acquisition.
Qui a été membre de ce comité, quelles ont été ses conclusions ? peut-on produire les comptes rendus de ce comité ?
En quoi ses conclusions, si elles existent, sont-elles cohérentes avec le choix actuel ? »

La réponse de Monsieur le Maire :

Lors de l’achat de la maison Mireille Arnaud et de ses dépendances par l’EPF , l’équipe municipale avait constitué en 2006 un groupe de travail et de réflexion sur le devenir de la propriété.
Il a été décidé de sauvegarder le patrimoine foncier (la maison de maître) et une partie du parc. Le maître d’ouvrage étant l’EPF la raison d’être du comité de pilotage a disparu et son activité également.
Il n’y a donc pas de production de celui-ci et il n’a pas été décidé de procéder à son renouvellement lors du renouvellement de l’équipe municipale.

Qui le maire espère-t-il tromper avec cette réponse ? La convention avec l’EPF a été signée en décembre 2006, avant l’annonce à la presse de la constitution du comité. Ne s’agissait-il pas plutôt d’un coup de pub pour lui-même, à un an des municipales?

J.G.

N’oubliez pas la pétition pour la sauvegarde de l’enclos Peller dont voici l’adresse  : https://goo.gl/neXGYc

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Y aura t il encore quelque chose à sauver ?

DSCN1906

Bonjour à tous,

Vous avez dû, je l’espère, recevoir le tract que je reproduis ici.
Ce tract décrit le devenir de l’enclos Peller.
Cette propriété est le dernier îlot de verdure ayant échappé au bétonnage.
Il n’en a peut être plus pour longtemps.

Le sacrifice de cette partie inestimable du patrimoine de notre village ne peut nous laisser indifférents.

A l’heure où on se pose la question de ce qui restera de nature pour les générations futures, que pourrons nous répondre, nous qui aurons laissé avaler cet endroit exceptionnel ?

De récents événements ont montré que la société civile (c’est-à-dire chacun d’entre nous) pouvait influer sur les décisions politiques absurdes venues d’en haut.

Une pétition si elle réunit suffisamment de signatures peut modifier le cours des choses.

D’autres choix sont possibles. Et vous avez votre mot à dire.

Bien à vous.

Adresse de la pétition. : https://goo.gl/neXGYc

 

 

Tract Peller RectoEnclos Peller Verso

 

 

 

 

Compte rendu du conseil municipal. Les décisions qui n’engagent personne, le budget et un requiem pour la maison Peller. Et en supplément un carton pour une exposition du collectif « Arts Croisés »: Les artistes passent à table……..

La maison Mireille de l'enclos Peller

La maison Mireille de l’enclos Peller

Le dernier conseil municipal a eu lieu le 9 avril.

Les travaux du conseil se divisent en gros en trois parties et ce découpage aujourd’hui semble toujours de ce type-là.

– Des votes purement formels de décisions qui sont obligatoirement présentées et votées car typiquement du ressort du conseil municipal, ce genre d’affaire concerne le renouvellement de convention avec divers organismes ou le département. On vote aussi pour des changements de dénomination de voies, la vente d’un vieux tractopelle, …

– Des votes formels eux-aussi, qui sont liés à la vie de la commune ou de ses composants mais de portées plus importantes : votes de subventions aux associations, création d’un comité hygiène et sécurité pour les personnels municipaux, une convention pour les vacances des enfants … ; en général ces votes n’appellent que peu de commentaires car ils sont très consensuels, car quelle que soit la tendance, ils font l’unanimité.

Enfin les derniers postes de travaux qui sont présentés sont ceux qui se prêtent à débats : en général ce sont des problématiques d’urbanisme et de budget. Ces sujets sont au nombre de deux ou trois à chaque conseil.

Pour ce conseil on aura retenu les deux sujets suivants :

            – le vote du budget primitif de la commune et le changement des taux d’imposition ;

            – le vote du PUP concernant l’enclos Peller,

Nous nous attarderons donc sur ces deux sujets.

Le vote du budget primitif

Sur la forme, il est demandé de voter sur des documents extrêmement globaux ; ne faisant pas partie de  la commission des finances, je n’ai pas accès aux détails, ni à aucune explication particulière. Je vais à l’avenir, demander une formation, à laquelle j’ai droit, sur la comptabilité communale afin  d’obtenir l’accès au compte analytique selon le code M14 qui classe les postes comptables de la commune.

On peut également noter qu’en l’espace d’un mois, depuis le dernier CM du 11 mars, les dépenses de fonctionnement auraient baissé de 94 000 €, tandis que les charges financières auraient augmenté de 32 000 €. L’absence de tableaux précis ne permet pas d’autre constat.

Sur le fond : sur la base des chiffres qui sont donnés, on constate une assez forte augmentation de charges de fonctionnement et des charges de personnels entre le Compte Administratif de 2013 et ce budget (respectivement de +7 et +13%). Pour les charges de personnel, on peut y voir l’impact du recrutement de deux nouveaux responsables : le nouveau DRH et le responsable des affaires culturelles.

L’inquiétude subsiste à propos de la baisse de la dotation de l’état, qui pourrait même mettre en péril des projets subventionnés du CDDA (Contrat Départemental de Développement et d’Aménagement pluri-annuel, de près de 9M€ et financé à 65% par le CG 13 de l’ex-président, Mr Guérini). Les prévisions pour 2015 restent modestes, ne concernant que des phases d’études ; le gros du projet est engagé en 2016, mais il y a fort à parier que des glissements interviendront.

De fait, il sera très difficile de circuler à Pélissanne cette année-là, car seront simultanément en travaux :

  • la rue Carnot,
  • le chemin de la petite Brûlière,
  • le chantier de restructuration du groupe école Mistral, qui engagera l’avenue du même nom.

Détermination des taux d’impôts locaux pour l’année 2015.

La prévision de l’entrée dans la Métropole prévue pour Janvier 2016 fait craindre une augmentation substantielle des impôts, par l’alignement des taux sur ceux de la Communauté Urbaine de Marseille (CUM). Afin de réduire la marge de manœuvre fiscale de cette nouvelle entité, il a été choisi  de baisser les taux des impôts locaux de la commune, artificiellement « remboursés » (cette seule année 2015) par une subvention exceptionnelle de l’Agglopole.

Cette manœuvre est rendue possible par l’augmentation des taux par l’Agglopole, de manière à leur faire approcher un seuil haut, proche des taux de la CUM, dans le but de bloquer toute augmentation au profit de la Métropole.

Cette mesure, pour conservatoire qu’elle soit, peut faire craindre des rétorsions de la nouvelle entité, mais on nous assure qu’à part la Communauté de communes du Pays d’Aix (CPA), les autres communautés de commune l’ont aussi adoptée.

Mais le maire, par ailleurs vice-président de l’Agglopole délégué aux finances, ne peut pas garantir que les impôts locaux en 2015 n’augmenteront pas globalement, car la hausse des impôts pour l’Agglopole  ne sera vraisemblablement pas compensée par la baisse des taux de Pélissanne. Il y aura de la perte en ligne dans ce dispositif de vases communicants, au détriment des contribuables…

Le PUP (Projet Urbain Partenarial, concernant l’enclos Peller, plus communément appelé « maison Arnaud »).

Une fiche de synthèse a été présentée concernant le PUP de l’enclos Peller. Pour schématiser, cette convention, prévoit une participation de dépenses d’aménagement par les organismes acquéreurs (en l’occurrence Les Nouveaux Constructeurs – pour les logements en accession à la propriété – et Néolia pour les logements sociaux) en contrepartie de la garantie de la réalisation des travaux, non seulement ceux relatifs à l’aménagement de l’enclos Peller, mais aussi ceux de l’extension du groupe Mistral.

Cette procédure – classique – n’appellerait pas de commentaires particuliers si le maire ne nous demandait pas de la voter sans avoir connaissance de la réalité du projet : aucun plan de masse ne nous a été communiqué.

Le projet de 96 logements, actuellement en instruction à l’urbanisme – pour les nombreux Pélissannais qui l’ignorent – nous a été présenté dans ses grandes lignes. La propriété sera divisée en trois parties :

           – l’allée centrale et la maison Arnaud proprement dite resteront propriétés de la commune ; la maison sera transformée en école de musique ;

            – la partie Est (environ 5000 m2) sera cédée aux Nouveaux constructeurs pour y construire x logements (immeubles en R + 2) sur un peu plus de 3000 m2 de surface de plancher – les parkings sont souterrains ;

            – la partie Ouest sera réservée au bailleur social Néolia (2670 m2), parking en surface et 2523 m2 de plancher dans x logements (immeubles en R + 2).

Bien que des esquisses existent déjà, ces documents n’ont été vus par personne du conseil municipal, à part le maire lui-même, qui n’a même pas daigné réunir la commission d’urbanisme pour ce projet.

D’importants travaux vont être menés, notamment la démolition du mur de clôture le long de la Petite Brûlière et de celui qui longe le Chemin de Saint-Pierre. Ces deux murs seront remplacés par des haies à l’intérieur de la propriété.

 Combien de personnes et de véhicules sont prévus ? Comment vont coexister les pratiquants de l’école de musique (accès et parking) avec les résidents ? Comment seront organisés les flux et le parking des résidents ? Il ne semble pas que toutes ces questions soient traitées, du moins nous n’en n’avons pas eu la démonstration. C’est ce que l’on pourrait appeler un vote bloqué par article 49.3 communal.

 Pour finir, je vous joins une photo volée de cet enclos central ; gardez-la, elle deviendra bien vite collector.

En outre,je vous invite à visiter l’ exposition « Les artistes passent à table » qui se tient à Salon, du 24 Avril au 10 Mai.

 invitmilano

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2015 ………..

Pélissanne en janvier

Pélissanne en janvier

Mes chers concitoyens,

Je voudrais à l’orée de cette nouvelle année 2015 vous présenter tous mes vœux de bonne et heureuse année, santé et prospérité pour vous et vos proches,

Ces derniers jours ont été difficiles ; nous avons suivi avec horreur et incrédulité les derniers évènements qui ont ensanglanté notre pays.

Pour les gens de ma génération, Cabu, Wolinski étaient des références que nous lisions déjà quand nous étions étudiants (avec Reiser trop tôt  disparu).Quoique  l’on ait pu penser de leur humour, leur perte restera irréparable.

J’appréciais aussi l’humour corrosif de Tignous qui dessinait dans Marianne.

J’avais aussi une affection toute particulière pour l’économiste Bernard Maris qui savait apporter une autre vue de l’économie que celle que l’on nous ressasse tous les jours.

Comment peut-on tuer pour des dessins ou pour une appartenance à une communauté ?

Rien, jamais, ne peut justifier que l’on tue des gens au nom d’une quelconque idéologie.

Nous, patrie des droits de l’homme avons beaucoup de mal à accepter que de telles abominations puissent avoir lieu sur notre sol.

Ces faits ont conduit à une grande émotion ce dimanche faisant lever le peuple tout entier pour défendre la liberté d’expression et condamner les meurtres de ces innocents.

Ayons une pensée :

Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Jean Cabut, dit Cabu, Elsa Cayat, Stéphane Charbonnier dit Charb, Philippe Honoré, dit Honoré, Bernard Maris, Mustapha Ourrad, Ahmed Merabet , Michel Renaud, Bernard Verlhac, dit Tignous, Georges Wolinski,

Clarissa Jean-Philippe,

Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab, François-Michel Saada

Il faut aussi espérer que nos politiques, une fois l’émotion retombée, sauront prendre les mesures qui s’imposent pour éviter de telles tragédies.

Pourvu que ces mesures ne soient pas seulement des mesures sécuritaires qui montreront tôt ou tard leurs limites face aux procédés employés.

Pour ce qui est de vie communale, les premiers mois sont un peu l’ apprentissage de la participation : où ont été mises en place les structures pour le prochain mandat : la majorité exerçant le pouvoir sans partage ne m’ a pas permis de participer à une quelconque commission : l’ opposition pour ce troisième mandat n’ est pas mieux traitée que lors des deux précédents .

Le dernier évènement notable à été la signature du CDDA (contrat départemental de développement et d’aménagement) par le président du CG13 Mr JN Guérini. Cette subvention de plusieurs millions d’euros financera à 65% les nouvelles infrastructures déjà présentées dans le programme du maire et en premier lieu la médiathèque.

La médiathèque à propos de laquelle notre maire nous a annoncé le choix pour fin janvier du cabinet d’architecte qui travaillera sur le projet.

Ce projet s’il se réalise devra respecter des contraintes de surface minimales pour obtenir les subventions. Si cette surface est supérieure à la surface disponible, il y a fort à parier que le parc Maureau en fera les frais …….Affaire à suivre…..

Bonne année encore à tous.

Francis GRANZOTTO

« …L’homme est un animal communicant. Il parle, écoute, répond. La plupart de ses activités sont des activités de réciprocité et d’échange gratuites. L’amitié, l’amour, la séduction ne sont pas guidés, en général, par des motifs monétaires… »

 Bernard Maris : Antimanuel d’économie : Tome 2, Les cigales. 

 

Double langage à propos des traditions

Nous relations dans le compte rendu du dernier conseil municipal, tenu le 10 juillet dernier, l’émotion indignée du maire face à l’absence de certains des élus de l’opposition à l’inauguration du Clos du Félibrige en juin dernier.

Il faut croire que pour notre maire ces traditions évoluent très vite, car il avait auparavant accordé des permis de construire pour des villas individuelles couvertes de tuiles noires, comme dans sa bonne ville de naissance, Angers, qui n’est pas précisément terre Provençale, même si au Moyen-Age la maison d’Anjou a régné sur le Comté.

Les trois photographies vous montrent le prélude du changement :

Toit noir à Pélissanne, route de Lambesc

Toit noir à Pélissanne, route de Lambesc

Toit noir à l'Ensolleillé

Toit noir à l’Ensolleillé

Toit noir , ancien chemin de Lambesc à Salon

Toit noir , ancien chemin de Lambesc à Salon

La conseillère municipale et la récente cheffe du secrétariat général, vice-présidentes du groupe gardien des traditions « Le Pélican », ont-elles été mises dans la confidence ? Ont-elles eu leur mot à dire ?

Encore une fois le maire nous donne la preuve de son double langage : les traditions, c’est bon pour les autres, mais Pélissanne est une ville qui bouge (sous-entendu : sous l’impulsion de son maire, qui seul sait ce qui est bon pour elle).

Sécurité à Pélissanne.

Et si on reparlait de sécurité ?

Vendredi 12 septembre après-midi, un commerçant du centre ville a été victime d’un mauvais payeur, qui au lieu d’espèces sonnantes et trébuchantes , a sorti un tournevis pour le lui planter dans le ventre.

Bien sûr, les gendarmes ont été prévenus et sont arrivés très vite, sauf qu’entre temps le malfrat s’était enfui. Malheureusement,  si Pélissanne est bien équipé de caméras de surveillance, on en chercherait en vain aux alentours des commerces. Ces caméras qui permettent au moins, si leur effet dissuasif n’a pas découragé les malandrins, d’avoir des images qui permettent de les reconnaître et donc de les appréhender.

Ce n’est pas comme si tous les super ou hypermarchés n’en étaient pas équipés ! Les exemples foisonnent : même l’Intermarché de Pélissanne s’en est récemment doté, sur fonds propres.

Pour notre maire et ses conseillers, il a sans doute été plus intéressant, électoralement parlant bien sûr, de ne surveiller que la mairie et les parkings. On peine pourtant à recenser les vols ou les détériorations de véhicules sur ces parkings, avant l’achat des caméras. Mais là encore, le choix des emplacements a été autocentré par le premier magistrat, qui à défaut d’efficacité privilégie toujours le tape-à-l’œil.

Les méfaits du réchauffement climatique à Pélissanne

image001Le réchauffement climatique n’est plus une vue de l’esprit, c’est hélas une réalité en France, en Provence et à Pélissanne en particulier. Les conséquences en sont terribles pour nos agriculteurs, spécialement pour les producteurs d’huile d’olive, dès cette année.

Les promeneurs qui fréquentent les sentiers de la colline ont vu un premier producteur contraint, pour sauver sa récolte 2014, à investir dans de ruineux équipements. Qu’on en juge : une ligne électrique enterrée sur 200 mètres, deux poteaux pour la partie aérienne de la ligne et un compteur, ainsi qu’un forage obligatoirement profond, sur les contreforts de la colline. Il s’agit d’un investissement de l’ordre de 20 000 Euros, pour un champ comptant une grosse centaine d’oliviers et une récolte annuelle d’une centaine de litres d’huile d’olive. Un amortissement sur 20 ans imposerait un surcoût de 10 Euros par litres !

Si les autres producteurs en étaient réduits à devoir s’équiper eux-aussi, quel scénario catastrophe ! Le micro-climat de Pélissanne s’avèrerait destructeur pour les membres de la coopérative du Moulin Jean Bertrand, dont même les produits classés AOC ne pourraient plus supporter la concurrence.

Mais il est un autre scénario, beaucoup moins dramatique celui-là : cet investissement ne serait que le prélude à la construction d’une maison. Hélas ! le maire a déjà consenti, en autorisant l’installation de ces deux poteaux, à dégrader singulièrement le paysage de la colline, vierge jusque-là de ce genre de trace de la civilisation. Il n’oserait jamais accorder un permis de construire sur cette parcelle en zone N1 de « son » PLU, en boisé classé de surcroît.

C’est donc malheureusement le scénario du pire qui attend les producteurs d’huile d’olive de Pélissanne.

Après les élections ou qu’est ce qu’on fait après ? Un peu d’histoire d’Angleterre.

Les élections ont eu lieu et le maire sortant a été  élu dès le premier tour. En toute franchise, ce cas de figure, nous ne l’avions pas envisagé, nous avions l’impression qu’il y avait une place pour une alternance compte tenu des manques constatés avec cette municipalité et des retours  que nous avions eus sur le terrain. Il est inutile de dire que le résultat nous a déçus. Nous voulions un changement de gouvernance pour notre ville et nous nous étions engagés pour ça, mais c’était sans compter la machine de guerre opérant en permanence. Il est toujours surprenant d’entendre de nombreuses personnes aspirant au changement et élire le sortant au premier tour….La crainte, les promesses, les intérêts particuliers satisfaits la semaine avant les élections  sont-ils responsables de cet état de fait ?

« A horse, a horse, my kingdom for a horse”: « Un cheval, un cheval, mon royaume pour un cheval »

Cette phrase est celle du roi Richard III à la bataille de Bosworth. C’est la dernière déclaration  de la tragédie de Shakespeare prononcée par ce roi à mauvaise réputation, qui tentait d’échapper à son destin. Elle symbolise dans certaines circonstances l’abandon de choses importantes au profit d’un sauf conduit ou d’un privilège immédiat .La nature humaine est ainsi faite que quelquefois, on peut être tenté de sacrifier l’important pour un bénéfice immédiat.

« Un seau de goudron, un seau de goudron, ma voix pour un seau de goudron ». (Et en plus je prends une procuration)…

Le résultat de l’élection nous laisse un peu cette impression ; beaucoup de choses ont été promises, beaucoup de choses n’ont pas été faites, mais les électeurs ont plébiscité cette façon de faire peut-être pour des intérêts très particuliers. Il faut aussi reconnaître que notre électorat a été un peu paresseux et qu’il se réservait pour le second tour.

Ce weekend, ils peuvent aller à la pêche à la truite ………..

Notre démarche était certes  un peu inconsciente, mais si nous n’avions pas cru à une victoire possible, nous ne nous y serions pas risqués.

Il y a un an de ça « Pélissanne Autrement » n’existait  pas et un an après, presque 700 personnes nous ont fait confiance : nous les remercions et nous allons pour eux et pour nous continuer notre action. Nous avons fait une belle campagne honnête et réaliste, quelquefois difficile, la presse a rendu compte de façon régulière de notre philosophie.

Aujourd’hui nous arrêtons le site tel qu’il était et nous en relançons un autre entièrement nouveau. Notre volonté pour l’avenir est de jouer un rôle d’opposition responsable et constructif.

Nos principes de fonctionnement seront les suivants :

Nous ferons un édito mensuel que nous vous enverrons dans le même esprit que celui de la campagne. Nous le compléterons par d’autres informations intéressantes. Si certains  de nos lecteurs ont des informations pertinentes intéressant la communauté, nous nous ferons un plaisir de les diffuser. Nous ferons de même un compte rendu parallèle de conseils municipaux auxquels nous assisterons en y apportant un éclairage nouveau.

Le prochain rendez vous est fixé à  ce samedi 29/03 Salle Malacrida à 10 :30 pour le premier Conseil Municipal : venez nombreux.

Règles de fonctionnement du site

Le site est l’organe officiel de communication de l’Equipe Pélissanne Autrement et de Francis Granzotto, élu d’opposition.

Le site peut accueillir des contributions après  examen. Ces contributions sous quelques formes que ce soit sont cédées au site sans contreparties. Elles sont signées par leurs auteurs. Tous les documents fournis ne sont nécessairement retournés à leurs auteurs

Les personnes citées ont un droit de réponse qui sera publié sur le site dans l’éditorial suivant.

F. Granzotto

Dernière ligne droite !

Chers amis.

Ce dimanche 23 Mars,  vous vous rendrez aux urnes pour désigner l’équipe  qui gérera la commune pour les six prochaines années.

Vous aurez le choix entre trois listes :

La liste  du Maire sortant qui au  bout de deux mandats aura à la fois divisé les pélissannais, bétonné notre village et qui  maintenant promet à nouveau des choses qu’il n’a pas faites.

Une liste de gauche issue de la réunion de listes de 2008 qui ne présente pas de réelles nouveautés.

Et la liste de « Pélissanne Autrement » entièrement nouvelle, qui est issue de la population, citoyens compétents désireux de s’investir dans les affaires de la commune.

Elle incarne une alternative entièrement nouvelle.

C’est une liste de droite, de la droite humaniste et progressiste. Nous incarnons l’irruption de la société civile, la volonté de citoyens de s’occuper de  leur futur et de prendre en main leur destin.

Nous établirons dans chaque domaine des politiques réalistes que nous vous ferons partager et sur lesquelles vous pourrez vous prononcer. Nous les planifierons et les mettrons en œuvre en rendant compte de façon régulière de leur avancement physique et financier : vous pourrez, à tout moment juger de l’avancement de  nos actions.

Notre volonté de vous écouter pour mieux agir sera au cœur de nos préoccupations. Nous  n’aurons de cesse de mettre la qualité de la relation avec chacun de vous dans toutes nos actions sans négliger rien, ni personne.

Le professionnalisme, la rigueur, mais aussi l’écoute et l’empathie seront les maîtres mots de nos actions.

Nous redynamiserons le village pour le rendre plus attractif pour les pélissannais et plus profitables pour les commerçants. Nous valoriserons à l’extérieur  l’image de Pélissanne. Nous soutiendrons nos adolescents en leur offrant des structures pour se réaliser en les stimulant à travers des projets. Nous favoriserons les relations entre générations avec nos anciens en remettant la culture provençale au cœur de notre village.

Nous préserverons les espaces verts, agricoles et maîtriserons l’urbanisation devenue anarchique. Nous rendrons l’usage des investissements sportifs  au plus grand nombre. Nous veillerons à la sécurité des personnes et des biens par une attention quotidienne sur le terrain. Nous développerons une vraie  politique de prévention et d’éducation à la santé pour tous les âges de la petite enfance aux personnes âgées. Nous organiserons une politique culturelle accessible à tous et où le plus grand nombre sera acteur.

Enfin et surtout, nous justifierons encore et encore les priorités qui seront choisies à la lumière de nos moyens financiers.

Je garantis que chaque pélissannais sera écouté et servi en toute impartialité.

Nous avons signé la charte Anticor . Nous sommes les premiers à avoir fait cet engagement qui pour nous est une évidence :  non cumul et limitation des mandats et des fonctions exécutives et mise en place de bonnes pratiques de gestion.

« Sur les 926.068 candidats aux élections municipales qui se présenteront le 23 mars, moins de 500 seulement ont signé la charte Anticor. imposant une certaine éthique aux élus. Parce qu’elle est trop contraignante ? »- extrait de La tribune.fr-

Le dimanche 23 Mars , ne vous trompez pas :

 VOTEZ PELISSANNE AUTREMENT,

  VOTEZ FRANCIS GRANZOTTO

L’équipe Pélissanne Autrement

Hausse masquée des impôts locaux fonciers à Pélissanne !

Encore un héritage empoisonné de notre maire pour demain…

Par JC Garcia et M. Chevassu.

Décidément, l’année 2013 n’est pas une bonne année pour les contribuables locaux Pélissannais, en effet, lors du Conseil Municipal du 28 février 2013 (point n°5), à sa demande, le Maire de Pélissanne a obtenu à l’unanimité l’accord de la proposition suivante : « La Commune souhaite intégrer dans le domaine communal afin de protéger cet espace, l’ancienne voie ferrée quartier Saint Joseph ». Le Conseil Général aurait indiqué à la commune  par courrier du 7 décembre 2012, vouloir lui céder à l’Euro symbolique, 3 parcelles sises chemin Saint Joseph.

Ci-après références et superficies de ces 3 parcelles :

   –  AM      n°6            S = 4 268 m²

   –  AM      n°197        S = 938 m² en partie

   –  AS       n°103        S = 1 760 m²  sur 6966 m²

En réalité, ces 3 parcelles sont des voies d’accès aux pavillons existants ou en cours de lotissement.

Puis, lors du conseil municipal du 20 juin 2013 (point 13) à sa demande, le maire de Pélissanne a obtenu à l’unanimité : «  le déclassement d’une partie (sur 1500 à 2000 mètres) de la RD68d (ou vieux chemin de Lambesc) en route départementale et son reclassement dans la voirie communale ».

Jusqu’en fin 2013 l’entretien de ces tronçons de voie était à la charge du département.

Désormais l’entretien de ces voies sera pour toujours à la charge de la Commune, c’est à dire des seuls contribuables Pélissannais.

En général, un maire cherche à obtenir des compromis « gagnant/gagnant » entre la communauté territoriale qui verse des subventions et ses administrés. A Pélissanne, à la veille des élections municipales, le maire a réussi un coup de maître « tout gagnant » pour lui :

Pour sa réélection :

 le maire a obtenu du Département la remise en état du revêtement de cette voie avant fin 2013, juste avant les élections municipales, (pour sa promotion électorale, il pourra afficher cette réalisation sur son bilan en vu d’être réélu une 3ème fois 😉

À titre personnel :

  •  Grâce à la remise en état immédiate  du vieux chemin de Lambesc, il favorise l’accès à sa villa et réalise ainsi une opération de confort couplée à une mise en valeur certaine.
  •  cette opération est positive notamment pour un riverain du chemin Saint-Joseph qui rencontrait un problème de limite de propriété avec une des parcelles précitées ;
  • désormais si le maire est réélu il pourra faire appel à des entreprises privées pour entretenir ces voies, pour le département, car le taux de 15,05% de la colonne « Département » ne diminuera pas pour autant sur la feuille d’impôt des Pélissannais.

Par contre,  « tout perdant » pour les seuls contribuables Pélissannais, dès 2014, ils devront supporter les frais d’entretien en payant 2 fois sur leur feuille d’impôts locaux fonciers. Comment cela se peut-il ? Tout simplement :

  • Une fois, sur la colonne « Département », car le taux de 15,05% de la colonne « Département » ne diminuera pas pour autant ;
  • Une deuxième fois sur la colonne « Commune », dont la charge d’entretien aura augmenté.

On voit bien, que par ces arrangements, le maire de Pélissanne est plus préoccupé de  son avenir politique (se faire élire un 3ème mandat) que d’alléger l’avenir fiscal des contribuables Pélissannais.

Comme il le clame si bien sur sa brochure : « Plus qu’un bilan, une dynamique tournée vers l’avenir » ? Oui, mais pour qui ? Car Il aurait suffi simplement, dans le cadre de ses prérogatives, que le maire exprime une demande auprès du Département ou de la Direction des routes pour obtenir la remise en état du revêtement de cette voie sans grever pour autant les impôts locaux des Pélissannais et le budget communal.

Dans l’immédiat, pour le maire l’objectif principal c’est d’être réélu une 3éme fois en mars 2014, peu lui importe si les contribuables Pélissannais paieront pour toujours à l’avenir plus cher leur impôts fonciers.

C’est donc négatif pour les contribuables Pélissannais.

JC Garcia,  M. Chevassu