« Il y aura un après élections »

« Il y aura un après élections » : c’est au moins une promesse du candidat Montécot que le maire Montécot met un zèle particulier à tenir ! Que l’on en juge par le grave incident qui a marqué la réunion du 20 juin dernier.

C’est la question de Brice Le Roux qui a déclenché la colère du maire. En effet, alors que le conseil municipal avait voté unilatéralement le 23 avril dernier le report de l’application des nouveaux rythmes scolaires, le chef de file de l’opposition a dit son étonnement d’avoir appris par une communication distribuée aux élèves par les enseignants les modalités de ces nouveaux horaires, dès le 1er septembre prochain.

C’est alors que le maire a accusé la directrice de l’école maternelle Roux de Brignoles d’avoir commis une « faute grave » en ne distribuant pas la communication de la mairie. Il faut dire que cette enseignante a été élue sur la liste d’opposition de Brice Le Roux et qu’absente ce jour-là elle n’a pu se défendre. Car elle avait bien distribué cette communication, comme auraient pu en témoigner deux conseillers de la majorité, l’un parent, l’autre grand-parent d’élèves de cette école maternelle. Mais ils se sont tu, pratiquant une discipline de groupe que n’aurait pas reniée le parti de Georges Marchais. La démocratie a pris un sérieux coup de bambou ce soir-là à Pélissanne. Car la décision du maire de revenir sur le report voté deux mois plus tôt était de nouveau parfaitement personnelle et non concertée.

La délibération N°4 portant sur la désignation des membres de la commission communale pour l’accessibilité aux personnes handicapées a dû être un grand moment de solitude pour les membres désignés lors du mandat précédent, car personne n’a été capable de donner la moindre réponse aux questions des élus d’opposition sur les travaux de cette commission.

Une autre marque de l’autoritarisme du maire a été patente, en fin de réunion, lorsqu’à la question de Francis Granzotto :
« Pouvez-vous nous expliquer pourquoi 10 des 12 hectares de vignes de la commune confiées par la commune à un particulier de Lançon par contrat signé par vous-même, ont disparu, remplacées par 10 hectares de blé, sans que les élus en soient informés ? (réf : décision du maire n° 57/2010 : contrat aux fins d’entretien des vignes de la commune)

Le maire a répondu :
« En 2001, la municipalité a confié par convention les vignes municipales à un agriculteur, Monsieur MEIFFREN. L’administration des douanes n’acceptant plus que les collectivités territoriales soient exploitantes agricoles, le numéro d’exploitation de la commune a été transféré à cet agriculteur.
En 2009, en raison de terre sèche et sans eau, sur le secteur des Bonsours, ajouté à un état des vignes dites « vieilles vignes », devenues sans aucun rendement, l’agriculteur a souhaité restructurer l’exploitation pour y planter du blé.
Etant devenu l’exploitant des terres, celui-ci n’avait pas à demander au conseil municipal à se prononcer mais juste à informer la collectivité, ce qui a été fait. »

Cette réponse n’apporte que de la confusion, car :
– ce sont dix hectares de vignes classées Coteaux d’Aix, qui ont été arrachés ; la prime d’arrachage a donc été versée à l’agriculteur et pas à leur propriétaire, la commune ;
– si la décision d’arracher a été prise en 2009 (selon la réponse du maire), pourquoi le maire a-t-il signé en 2010 un contrat d’entretien des vignes portant précisément sur la superficie des 12 hectares ?
– enfin, si l’agriculteur a informé la collectivité, cela n’est jamais apparu dans les comptes rendus du conseil municipal, ce qui nous incite à penser que Pascal Montécot se considère comme seul dépositaire du patrimoine communal, ce qui n’entre pas dans son mandat.
La seule conclusion logique est que le maire se moque de nous, avec un cynisme sans pareil.

Le conseil municipal du 10 juillet dernier a débuté, encore une fois, par une crise d’autorité du maire, qui a proprement empêché la conseillère d’opposition de faire valoir son droit de réponse suite à l’attaque virulente et injustifiée dont elle avait été publiquement la victime trois semaines plu tôt. Un autre conseiller d’opposition, qui tentait de la défendre s’est vu lui aussi opposer le même refus et a décidé de quitter les rangs du conseil pour venir assister à la suite du conseil, dans le public.

La délibération N°4 a été pour le maire l’occasion de nous faire le show de la transparence. De quoi s’agissait-il ? tout simplement d’une régularisation à l’occasion d’une réduction de dépenses.
Depuis 2009 en effet, sur simple décision du maire, hors conseil municipal et hors relevé de décisions figurant aux comptes rendus du CM, cinq employés communaux bénéficiaient à titre uniquement personnel d’un véhicule de fonction, banalisé. Ils pouvaient l’utiliser en dehors des heures de travail, par exemple pour faire leurs courses au supermarché voisin ou bien encore pour aller participer à des réunions du parti politique majoritaire, devenu minoritaire en 2012. Désormais, ce sont six employés qui bénéficieront, prioritairement, d’un véhicule de service, avec cependant droit de remise (ils pourront encore l’utiliser pour leurs trajets domicile- mairie de Pélissanne).

La délibération N°5 portait sur l’adoption du règlement intérieur du CM. Ce règlement a été adopté dans une rédaction incomplète, puisque l’opposition ne sait toujours pas à combien de lignes elle aura droit pour faire valoir son point de vue dans le bulletin municipal, ni à combien de temps seront limitées ses interventions orales en réunion du CM. Trois mois et demi n’ont pas suffi à Pascal Montécot pour faire un copier-coller du règlement précédent.

La délibération N°7 portait sur l’approbation du compte de gestion 2013. L’adjoint aux finances a expliqué laborieusement que la bonne gestion du maire en 2013 avait conduit à un rééquilibrage des comptes d’investissement, par rapport au vote de mars 2013, en entérinant un déficit d’investissement de 3 millions d’Euros, sur un total de 15 millions, soit 21 % (vous pourrez lire les chiffres exacts lorsque la mairie voudra bien mettre en ligne le compte rendu officiel). Quelle est l’entreprise privée qui pourrait se permettre pareil tour de passe-passe ?

La délibération N°9 a été une fois de plus l’occasion pour l’opposition de mettre en évidence la médiocre gestion des subventions, puisque pour l’opération ‘Lire ensemble », la commune n’a demandé que 1150 Euros, sur les 1700 Euros auxquels elle aurait pu prétendre, si l’adjoint à la culture avait mieux « vendu » cette manifestation auprès des enseignants.

La délibération N° 11 portait sur une arlésienne : le contrat départemental de développement et d’aménagement (CDDA) triennal, qui devrait être signé à l’automne prochain. Nous ne reviendrons pas sur les propos particulièrement flatteurs du maire à propos des changements qu’il avait obtenus auprès du conseil général. Relevons avec Brice Le Roux, que le contrat dont l’accord a été voté lors de ce conseil est sensiblement différent de celui en faveur duquel le conseil municipal du 10 décembre dernier avait voté. En effet, il n’est plus question de la salle de spectacles polyvalente et l’extension du groupe scolaire Frédéric Mistral pour 2 millions d’Euros est transformée en construction d’un groupe scolaire neuf pour 5 millions d’Euros. Et alors, à la question de l’opposition sur l’organisation des classes pendant cet énorme chantier, la réponse du maire a été d’un cynisme navrant : « on verra bien » ! Ce sont les élèves de ce groupe et leurs parents qui apprécieront, le moment venu.

La délibération 12 a porté sur l’autorisation de demander des subventions pour divers travaux d’aménagement. Relevons les 122 000 Euros prévus pour la mise en sécurité du croisement entre l’avenue Gabriel Reynaud et le boulevard des oliviers. Alors que ce croisement est déjà équipé de deux arrêts avec STOP sur l’avenue Gabriel Reynaud, pourquoi vouloir mieux le sécuriser et comment ?

Lors de l’approbation de la délibération N°15, relative aux horaires des écoles maternelles et élémentaires avec les nouveaux rythmes, une fois de plus le maire et l’adjoint aux finances, ont exprimé leur crainte pour l’alourdissement du budget dû à l’obligation de cette demi-journée. Mais une fois de plus également, ils ont botté en touche et n’ont pas répondu aux questions de l’opposition sur le montant de ce surcoût : « on va le découvrir au fil de l’eau » a été la réponse du maire, qui se montre une fois de plus un gestionnaire très avisé, ou un parfait cynique !

Enfin, une régularisation de plus à l’actif du maire. Alors qu’il a déjà inauguré la plaque « Clos du félibrige » le samedi 14 juin, Pascal Montécot a enfin obtenu, par la délibération N° 18, l’autorisation de renommer ainsi la cour de l’immeuble qui abrite le foyer rural. Il n’a pu s’empêcher d’égratigner au passage les conseillers de l’opposition qui, « au mépris des traditions provençales », n’avaient pas assisté à cette cérémonie. Nous n’en attendions pas moins du plus Pélissannais des Angevins !

Terminons par un complément d’informations, hors conseil municipal, mais pour une meilleure transparence des comptes de la commune, que vous alimentez sans broncher, chers contribuables Pélissannais :
1) Le contrat du conseiller culturel, embauché le 1er septembre 2013, a été prolongé une première fois jusqu’au 30 juin et une deuxième, à partir du 1er juillet, pour une durée d’un an et huit mois, ce qui permettra à l’intéressé d’attendre patiemment l’âge de sa retraite. Car il lui en faut de la patience, pour subir toujours les mêmes questions des élus de l’opposition sur le contenu du rapport qu’il devait rédiger pendant sa mission, commencée le 1er septembre 2013. A noter que le maire n’a pas encore apporté de réponse. Qu’est-ce à dire ?
2) Le contrat de la commune avec le cabinet vétérinaire du mari d’une conseillère d’opposition n’a pas été reconduit : là aussi, il doit s’agir de l’après élections !

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Premier mois de la municipalité

LA REPONSE EST NON.

Déjà un mois depuis le début de la troisième mandature de P.M, élu de la liste « Continuons ensemble Pélissanne ». On ne peut lui retirer de se montrer fidèle à ce slogan-programme.
Dès le 29 mars, lors de la mise en lace du conseil municipal à la salle Malacrida, le ton était donné. En effet, les deux chefs des liste d’opposition ont demandé à P.M. de leur « prêter » le micro pour remercier leurs électeurs présents et la réponse fut brève : « Non ».

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RENDEZ VOUS ANNULE POUR CAUSE DE RECOURS.

Puis vint la première réunion du conseil municipal, le 10 avril. Les deux chefs des listes d’opposition, ont demandé à être reçus par le maire, en leur qualité d’élus. Là encore la réponse fut négative, mais motivée cette fois : monsieur le maire était très occupé avec son avocat, car il devait préparer sa défense contre le recours en annulation de l’élection du 23 mars.
Car Francis Granzotto et Brice Le Roux ont dès le lundi 24 mars engagé un recours, avec l’aide de l’avocat d’ANTICOR, devant les multiples et flagrantes irrégularités que le candidat Pascal Montécot, fort de son « expérience », s’était autorisé pendant la campagne électorale. Bien sûr le maire élu au premier tour ne s’en est pas vanté dans la presse locale, son esprit de transparence n’allant pas jusque là.

Revenons-en à cette soirée du 10 avril, pour constater l’absence du premier magistrat, occupé d’après son premier adjoint à défendre Pélissanne en conseil intercommunautaire de l’Agglopole. En début de programme, l’installation des commissions et des représentants de la commune à diverses instances. Et là, force est de constater que P.M avait oublié sa réponse au questionnaire de « la Provence » :
– « Quel sera votre premier geste si vous êtes élu ? »
– « Je convoquerai les chefs des listes d’opposition pour un échange sur la participation aux commissions »

100% N’EST PAS ASSEZ.

Les listes des candidats de la majorité étaient strictement conformes au code général des collectivités locales, soit la proportionnelle, ce qui réduisait à un membre de l’opposition contre quatre de la majorité, sans compter le maire président d’office, la composition de ces commissions : finances et urbanisme. Cependant, le premier adjoint, président de séance a ouvert la porte à un début timide de pluralisme, en ouvrant le vote à des postes de suppléant, y compris pour l’opposition.

Suivait la liste des délégations demandées par le maire à ses conseillers et là encore le maire est dans la stricte continuité de ses deux mandats précédents, en se faisant accorder TOUT ce que la loi permet, y compris la délégation de signature pour des montants de 207 000 Euros pour l’achat de services et 5 186 000  Euros pour des marchés de travaux. Vous avez bien lu : ce chiffre, manifestement prévu comme une limite unique au plan national et valable pour Lyon ou Marseille, équivaut à la moitié du budget annuel d’investissement de la commune ! Mais là, il faut se souvenir d’une autre réponse de P.M au questionnaire de « la Provence » : Avec quelle ville souhaiteriez-vous organiser un jumelage ? Sans se démonter, avec le sens de la modestie qui le caractérise, notre magistrat avait alors répondu : « Florence ». Quand on s’appelle P.M, on ne peut que voir les choses en grand !

Et c’est, le 23 avril, la deuxième réunion du conseil municipal, présidée cette fois par le premier magistrat. D’emblée, pour l’approbation du procès-verbal de la réunion du 10 avril,  Brice Le Roux lui fait part de son étonnement au constat que les suppléants élus le 10 avril ne figurent plus sur le procès-verbal de la première réunion. C’est que Pascal Montécot a bien vite rectifié cette bourde de son premier adjoint : « Il n’y a pas besoin de suppléant dans une commission de six membres ». De même, lorsque Brice Le Roux lui fait remarquer que les échanges avec les conseillers, en particulier avec l’opposition, ne sont pas retranscrits, Pascal Montécot répond que l’on a procédé « comme d’habitude ». Circulez, il n’y a rien à voir ! On ne va tout de même pas changer un système autocratique qui lui a permis une troisième élection. D’ailleurs ce sera formalisé dans le règlement intérieur du conseil municipal qui sera soumis au vote le 25 mai prochain, lors de sa troisième réunion.

Suivra une longue liste d’attendus énumérés par l’adjoint à la jeunesse, pour justifier une décision du conseil municipal hors du sens commun : car, contrairement à la loi, Montécot demande aux membres du conseil rien moins que de « procéder au report de la date d’application de la réforme des rythmes scolaires en septembre 2015 ». Aux conseillers d’opposition qui lui demandent de rectifier la rédaction, le maire répond que : « c’est la même chose » que d’autres délibérations où les conseillers d’autres communes autorisent leur maire à « demander aux instances étatiques l’autorisation de surseoir à la date légale de septembre 2014 ». On est obligé de constater soit que notre maire ne sait pas parler français, soit qu’il s’assoit sur la loi, puisque le décret d’application en a été voté par l’assemblée nationale en janvier dernier. A propos de cette délibération les questions de Francis Granzotto sur le coût de l’application en septembre 2014 pour Pélissanne, le maire n’a pas répondu, laissant entendre que le dossier « préparé avec soin » par son équipe n’était pas complet.

LES RYTHMES SCOLAIRES.

Revenons sur la réforme des rythmes scolaires, qui prévoit une demi-journée supplémentaire de classe pour l’école élémentaire et l’instauration d’activités périscolaires pour les élèves après la classe de l’après-midi. Sur sept écoles que compte la commune, six souhaitaient, pour l’application de la réforme, que la pause méridienne soit réduite pour permettre une reprise des cours à 13h30 au lieu de 14h00. De la sorte, une sortie de classe à 15h30 aurait pu être suivie d’un transfert des élèves vers les locaux adaptés  et une fin de journée à 16h30, après trois quarts d’heure d’activités périscolaires. L’adjoint à la jeunesse a pourtant expliqué que l’organisation  prévue par l’équipe municipale, après concertation avec les directeurs (trices) d’école, conservait la pause méridienne avec une rentrée à 14h00, ce qu’a confirmé le maire, parlant de moyenne des souhaits de ces mêmes directeurs (trices). Va comprendre, Charles ! là encore on peut douter de la capacité à comprendre l’arithmétique de notre maire, ce qui fait beaucoup après ses difficultés en français. Et alors que P.M en séance annonçait que tous les maires de l’agglopole avaient voté en faveur d’une motion demandant à reporter l’application de cette réforme, le Régional nous apprend que le député maire de Velaux s’est abstenu. Encore une approximation, et de taille !

ON CONTINUE COMME AVANT ….

Donc, en résumé, pas de souci, le maire et la majorité municipale continuent comme pendant les deux mandats précédents, à tenir pour quantité méprisable et négligeable les 47 % de votants qui n’ont pas voté pour lui. C’est ce que l’on appelle la démocratie locale.

Jean-Gérard CHEVASSU.

N.B. : Les intertitres sont de la rédaction.