1914-1918 : l’atroce conflit

Pélissanne Autrement vous propose de retracer la Grande Guerre sous l’angle de vue des soldats Pélissannais morts au champ d’honneur, lors des combats sur le sol Français, plus loin aux confins de la Grèce et de l’Albanie, ou encore au Tonkin.

Nous relaterons succinctement les circonstances du décès des soldats, dont vous pouvez lire les noms sur le monument aux morts de Pélissanne, avec le degré de précision géographique permis par les documents militaires de l’époque.

Ce récit est articulé en 8 chapitres, qui vous seront proposés tout au long de ce mois d’août 2014, qui marque le centenaire du début de cette première guerre mondiale.

Chapitre 1 : Les souvenirs : honneur à ceux qui sont tombés pour la patrie.

Chapitre 2 : L’entrée en guerre et la guerre des frontières : informations sur l’organisation de l’armée de terre à l’entrée en guerre et ce qui sera la guerre de Lorraine.

Chapitre 3 : Les premiers morts Pélissannais en 1914, sur le front de Lorraine et la légende noire (soldat Reyre, soldat Gauthier, caporal Estienne, soldat Perrin, soldat Deleuil)

Chapitre 4 : La course vers la mer et le front de Somme (soldat Manson François, soldat Arnaud Louis, soldat Valérian, soldat Séry Henri, caporal Emeric, sergent Bizot Paul)

Chapitre 5 : La stabilisation du front en 1915 (canonnier Hermitan, soldat Marcellin, chasseur Barral, soldat Daumas Auguste, soldat Pietri, soldat Séry Joseph, soldat Laurin, soldat Avondoglio, soldat Reynaud Marius)

Chapitre 6 : La bataille de Verdun et la deuxième bataille de la Somme en 1916 (soldat Barrielle Romuald, soldat Troussier, soldat Chauvet, soldat Bernadès, soldat Vian, caporal Castelas Henri, caporal Curnier, soldat Perrin François, soldat Déthès, soldat Roux, soldat Arnoux)

Chapitre 7 :  En 1917, la reprise du Chemin des Dames et la poussée de Verdun (soldat Castelas Jules, soldat Manson Claude, sergent de Faucher, brigadier Bicheiron, sous-lieutenant Berrut, sapeur Serre, canonnier Farnarier, , soldat Allibert, soldat Roubion)

Chapitre 8 : Le tournant avec l’entrée en guerre des USA, les offensives allemandes en 1918 et les contre-offensives finales (sapeur Serre Marius, soldat Boulian, brigadier Martin, aspirant Bicheron, lieutenant Hermite, caporal Roman Florent, soldat Allibert, soldat Barrielle

Chapitre 9 : Les fronts des Balkans et du Tonkin (soldat Bizot, soldat Castelas Charles, adjudant Arnaud, soldat Roman Gustave, soldat Daumas)

Consulter ce récit dans la rubrique 1914-1918.

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Histoire de Pélissanne

Pélissanne Autrement vous propose une série d’article pour découvrir l’histoire de Pélissanne depuis l’époque néolithique :

Première partie : du Néolithique à l’Empire Romain, l’essor d’une cité

Deuxième partie : la fin de l’empire et le Moyen-Age, le déclin

Troisième partie : La Renaissance et l’époque moderne : Pélissanne se développe à nouveau

Quatrième partie : le Pélissanne d’aujourd’hui se met en place

Un peu du passé de Pélissanne

Par Jean Proust

L’ancien hôtel de ville, symbole des libertés communales Pélissannaises.

Déjà au moyen âge, la commune était représentée par un conseil de communauté, mentionné en 1245 ce qui prouvait l’intérêt d’un certain nombre d’habitants pour la gestion des affaires. Pendant  la Renaissance, des décisions conséquentes furent prises : le conseil se porta acquéreur de la seigneurie de Cabardel Saint Laurent.

En effet,  le terroir communal était réparti en deux entités distinctes : le fief de Cabardel qui avait été mis en vente par l’archevêque d’Arles et celui de Pélissanne, proprement dit, ayant pour seigneur l’abbé de Montmajour.  Les limites furent définies plus précisément en 1595. La communauté de Pélissanne put alors prêter hommage comme seigneur de sa part de terroir. En 1625, les consuls  font graver des armoiries avec le pélican, montrant qu’ils veulent gérer la commune en bon père de famille dans l’intérêt de tous puisque le symbole qu’il représente est de nourrir ses enfants en se perçant le flanc. Plus tard, 1670, Maurice Thadée Bernus sculpta d’ailleurs les armoiries sur le chapiteau de la fontaine, lors de l’embellissement du monument.   Malheureusement, vers 1641, l’achat de l’arrière-fief, suivi de plusieurs procès onéreux contre Montmajour, grevèrent les budgets. La commune fut obligée de vendre quelques uns de ses biens : ses moulins, y compris sa maison commune.

Il faudra attendre le 12 avril 1682 pour que, le conseil donne pouvoir aux consuls de s’installer sur ses terres et quelque peu en opposition au seigneur de Pélissanne.

« Chercher dans la coseigneurie (Cabardel-Saint-Laurent) quelque maison ou place pour faire une maison de ville. »     

Le premier juin, les consuls, M° Jacques Mérendol, avocat en la cour, M° Pierre Garjane, notaire royal et Jean Fallet, proposent « un lieu à construire à la place de la porte vieille jouxtant le chemin de Salon ». La limite entre les seigneuries étant la  place Cabardel et la rue Carnot actuelles.

Un contrat à prix fait est passé avec Jacques Reymond et Jean Olivier maîtres maçons d’AIX. Jean Massieye et César de Pierre menuisier, Joseph Bonnaud, maréchal à forge, Esprit Arnaud, serrurier, tous de Pélissanne  ainsi que Joseph Mazet maître plombier d’Aix complèteront le travail.

Le 25 mars 1683, la construction est terminée.

Estienne Phillip, Pierre Estienne de Monet, bourgeois et Antoine Villevielle commettent des experts, à condition qu’ils ne soient pas Aixois, vu l’origine des maçons, pour assurer la récepte ( réception ) de la maison et du four. Les consuls ont changé car les statuts communaux précisaient que les élections étaient annuelles et qu’il fallait quatre ans écoulés pour être rééligibles ce qui évitait, dans une certaine mesure, toute tentative de favoritisme ou de prévarication. 

L’hôtel de ville a été témoin  de multiples débats ; de nombreux Pélissannais y ont convolé puisqu’il a été utilisé dans cette fonction jusqu’en 1966. Après avoir été inscrit à l’inventaire supplémentaire des bâtiments de France (toiture, façade et escalier à balustres, il a été restauré par l’entreprise Girard d’Avignon en 1984 sous l’autorité de M. de Ronsseray, architecte des bâtiments de France. Il a hébergé le musée archéologique et historique. Ce lieu chargé d’histoire était tout indiqué pour pouvoir présenter la vie de la commune avec les témoignages  concrets de la préhistoire à nos jours. De multiples expositions y ont été créées : La voie aurélienne, les échanges au néolithique, la poterie pélissannaise, le passage des troupes royales, les moulins pélissannais sur la Touloubre, l’élevage et la transhumance, les monnaies et leur fabrication, histoire de la poste de Pélissanne, les démêlés du canal de Craponne avec la commune, l’œuvre de Barot y compris avec tournage et distribution de poteries …

Jean Proust

Souvenir des deportés.

Le dernier dimanche d’avril est la journée Nationale du Souvenir de la Déportation

Cet anniversaire a été institué par une loi de 1954 qui a consacré le dernier dimanche d’avril « Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation », au cours de laquelle la nation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction, et rend hommage à leur sacrifice.
Le dernier dimanche d’avril a été retenu en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps, et aussi parce que cette date ne se confondait avec aucune autre célébration nationale ou religieuse existante.

Nous avons choisi de vous présenter l’histoire de deux déportés :

Marius Bordeu  (père  de Jeanine NERVI) et Pierre Schollhammer (père de Jean SCHOLLHAMMER) à qui nous rendons hommage:

Marius BORDEU

Camp de Dachau

Camp de Dachau

Marius était natif de Sénas, mais c’est à Marseille où ses actes de résistance l’ont fait dénoncer par un de ses amis. Détenu quelques temps à la prison des Baumettes où il a été torturé, il a eu le triste privilège de faire partie du train de la mort, convoi parti de Compiègne le 02 juillet 1944 vers Dachau où il est arrivé le 05 juillet. Ce train est parti avec un effectif de 2100 à 2500 personnes dont 984 sont morts avant l’arrivée. Il est revenu en 45 à la libération du camp, très marqué par cette terrible épreuve.

Madame Nervi devant le mémorial du train de la monde à Compiègne

Madame Nervi devant le mémorial du train de la monde à Compiègne

Lien utile : http://www.bddm.org/ 

Pierre SCHOLLHAMMER (1904/1989) par son fils, Jean.

J’irai à la cérémonie en mémoire des déportés dimanche à 11h 30 que je ne manque jamais pour honorer le souvenir de mon père.

Après avoir été arrêté par la gestapo de St Dizier pour faits de résistance et de sabotages, il a rapidement été interné à Fresne, puis, après une quinzaine de jours, déporté en Allemagne tout d’abord au camp tristement célèbre de Buchenwald puis ensuite dans une unité beaucoup plus petite et moins connue à Wonfeldbutel près de Hanovre. Après un internement de presqu’un an dans les conditions de maltraitance et de privation que l’on connait, il a été libéré par la neuvième armée américaine du général Simpson vers le 15 avril 1945, ensuite, comme tous les déportés français, il a été balloté dans les services sanitaires militaires avant de faire partie d’un convoi de rapatriement. Quand il est rentré à la maison, nous avons étés prévenus mon frère et moi dans la cour de notre école. Nous sommes partis comme des flèches pour le retrouver. Il était dans son bureau avec un de ses amis résistant, il a essayé de me prendre dans ses bras, mais il a du renoncer car il pesait à peine plus lourd que moi, petit bonhomme de 9 ans et demi.

Je peux ajouter qu’il doit certainement la vie sauve a l’officier, chef de la kommandantur de Saint Dizier qui a été la première personne à le voir lors de son arrestation. Celui-ci lui a demandé de lui remettre son portefeuille qui contenait malheureusement beaucoup de faux papiers destinés à passer clandestinement des résistants en Angleterre par la côte  normande. Le commandant lui a rendu son porte billets et lui a dit avant de le laisser aux mains des SS de service: »Les toilettes sont tout de suite à droite dans le couloir et je pense que vous avez un urgent besoin ».

Si ces papiers étaient tombés dans les mains de la Gestapo, il aurait sans doute été fusillé séance tenante.

Que la mémoire de cet officier  « ennemi » soit bénie à jamais.

Jean SCHOLLHAMMER –Avril 2014